Le samedi 26 mai 2007, dix encadrants du comité départemental de Charente se sont retrouvés sur le port de Lanildut (Finistère) pour effectuer une plongée d’exploration au trimix avec décompression nitrox pour une moitié d’entre eux et une plongée d’exploration à l’air avec décompression nitrox pour l’autre moitié. Cette sortie avait été minutieusement préparée. Le club local, Iroise Plongée, avait choisi d’assumer la direction de plongée.

Vers dix heures, nous nous sommes retrouvés au local pour vérifier les mélanges, gréer les blocs, vérifier et préparer le matériel. Le bateau est parti vers quatorze heures et après une heure de navigation sans histoire nous avons mouillé une bouée sur un fond de 75m. Le temps était superbe, la mer formée, avec une houle longue d’environ 1,50m. Quinze minutes plus tard, la première palanquée s’immerge suivie de peu par la deuxième. Un des trois plongeurs de la deuxième palanquée, en proie au mal de mer, choisit de ne pas poursuivre et remonte sur le bateau. La plongée s’effectue au run-time, profondeur maxi 75m, 6mn pour descendre, 12mn au fond et 52 mn de paliers.

Le moteur du semi-rigide est tombé en panne avant que les palanquées suivantes s’immergent. Le directeur de plongée appelle les secours. La vedette de la SNSM de Porspoder arrive sur site moins d’une heure après. Elle prend le bateau en remorque et va l’amarrer à la bouée localisant le lieu de plongée. Le pilote et les six plongeurs restant montent à bord. Il est à peu près l’heure à laquelle doivent sortir les palanquées trimix.

A leur retour en surface, trois plongeurs se regroupent rapidement. Le coéquipier d’Agnès indique qu’il l’a perdue de vue au palier de 12m.

Malgré un quadrillage rigoureux de la zone, à cause des courants, la vedette ne parvient pas à localiser les plongeurs en surface. La sécurité civile est appelée en renfort et envoie un hélicoptère Dragon 29. Celui-ci arrive sur zone vers 17h45  et repère immédiatement les trois plongeurs en surface qui seront hélitreuillés pour deux d’entre eux. Leur état n ‘inspirant aucune inquiétude, ils rejoignent aussitôt le troisième, monté à bord de la vedette SNSM. A partir de 18h30, la mer est d’huile, les recherches semblent plus faciles. Elles continueront jusqu’à minuit, avec l’aide d’un deuxième hélicoptère (super frelon), de deux autres bateaux de la SNSM et d’un de la gendarmerie.

Les recherches recommenceront dimanche 27 avec des moyens accrus, notamment aériens. Elles devront être interrompues du fait d’une météo exécrable, avec des vents à près de 120km/h en rafales et des creux de plusieurs mètres.

 

Le samedi 2 juin, un hommage a été rendu à Agnès. La cérémonie a eu lieu aux sources de la Touvre, un endroit qu’elle affectionnait particulièrement et où elle plongeait régulièrement. Que les personnes présentes soient remerciées de leur soutien et de leurs marques d’amitié.